C’est un fait : la cuisine est sans doute la pièce de la maison dans laquelle on utilise le plus d’énergie. En effet, entre le four électrique pouvant atteindre 3 000W, le frigidaire qui consomme en permanence et la plaque de cuisson, on a vite fait d’atteindre une facture salée. Et lorsqu’on prend en compte l’émergence de nouveaux appareils à l’instar du airfryer, cela commence à devenir compliqué de s’y retrouver. Heureusement, il existe quelques bons réflexes à adopter pour cuisiner aussi bien en consommant moins !
Four, plaques, micro-ondes, airfryer : qui consomme le plus ?
Tous nos appareils de cuisson ne se valent pas en termes de consommation énergétique, d’où l’importance de voir dans un premier temps comment ils se situent les uns par rapport aux autres.
Le four traditionnel
On dit souvent que le four traditionnel est le plus gourmand et c’est globalement vrai. Car entre le préchauffage et les cuissons longues à forte chaleur (jusqu’à 300 degrés), cet appareil peut vite devenir coûteux lorsqu’on l’utilise au quotidien.
Les plaques vitrocéramiques et à induction
Côté plaques, celle à induction a un net avantage : elle chauffe plus vite et de façon plus précise que la vitrocéramique. De fait, on obtient une cuisson plus courte, ce qui se traduit par moins d’énergie consommée au total.
Le micro-ondes et l’airfryer
Grâce à leur volume réduit et à leur montée en température rapide, le micro-ondes et l’airfryer s’en sortent le mieux pour les petites quantités. Si vous avez un plat à réchauffer ou bien que vous cuisinez pour une à deux personnes, ce sont donc les appareils les moins énergivores.
Les bons réflexes de cuisson
Il ne faut pas tout mettre sur le dos de la consommation énergétique de chaque appareil. Selon nous, il existe aussi quelques habitudes à prendre pour effectuer des économies :
- Couvrir les casseroles afin de conserver la chaleur et réduire les temps de cuisson.
- Éteindre le four quelques minutes avant la fin dans le but de profiter de la chaleur résiduelle.
- Adapter la taille de la casserole à la plaque pour réduire les pertes d’énergie.
- Limiter les ouvertures de porte du four étant donné que chaque ouverture fait chuter sa température interne.
- Privilégier l’airfryer ou le micro-ondes pour réchauffer comme nous l’avons évoqué précédemment.
Batch cooking : cuisiner plus, allumer moins
Le batch cooking consiste pour rappel à préparer plusieurs plats en une seule session. Grâce à cette pratique, on ne gagne pas seulement du temps puisque le four n’est amené à tourner qu’une seule fois dans la semaine. Cela signifie qu’il n’y a plus besoin de passer par de multiples préchauffages, d’où des gains énergétiques significatifs.
Bien sûr, cela demande un peu d’organisation et de planification, mais le jeu peut clairement en valoir la chandelle !
Et si le vrai levier était le prix du kWh ?
Nous n’avons pas encore abordé un point qui joue aussi pour beaucoup sur la facture d’électricité : le prix payé par kWh. Car oui, en fonction du fournisseur d’électricité chez qui vous avez un contrat, celui-ci peut varier considérablement. Résultat : même en ayant exactement la même consommation énergétique que votre voisine, vous pourriez être amené à payer une facture plus élevée qu’elle.
Aujourd’hui, changer de fournisseur d’électricité est gratuit et il n’y a pas de risque de coupure. Ainsi, comparer les offres d’électricité aujourd’hui permet souvent de réduire la facture sans rien changer à sa façon de cuisiner.
Conclusion
Vous l’aurez compris : cuisiner malin, c’est finalement la combinaison de deux choses. C’est-à-dire de bons réflexes en cuisine (ce qui inclut l’utilisation d’appareils peu énergivores) et l’adoption d’un contrat d’électricité avantageux en fonction de nos besoins réels. En parvenant à bien associer les deux, vous serez en mesure de préparer de bons petits plats sans devoir payer une facture énergétique salée à l’arrivée !
